Comment fonctionne l'arbitrage salaire / dividendes en SASU
En SASU, le président associé unique a deux robinets pour sortir l'argent de sa société. Le salaire : coûteux en charges (environ 80 % du net), mais déductible du résultat et générateur de droits sociaux, retraite en tête. Les dividendes : pas de cotisations sociales, mais un double étage de prélèvements, l'IS d'abord (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà, article 219 du CGI), la flat tax de 31,4 % ensuite (article 200 A du CGI, taux relevé par la LFSS 2026).
Le calcul brut favorise souvent les dividendes, surtout quand la TMI est élevée. Mais le net immédiat ne dit pas tout : un euro de dividende ne cotise ni pour la retraite, ni pour les indemnités maladie. La pratique courante consiste à fixer un salaire qui couvre le train de vie et valide des trimestres, puis à distribuer le surplus. C'est exactement ce que teste le scénario mix ci-dessus. Pour le détail de la fiscalité, des délais de versement et des cas particuliers, lisez notre guide complet sur les dividendes en SASU, et pour situer le budget comptable, notre page sur le coût de la comptabilité d'une SASU.
Questions fréquentes
Salaire ou dividendes en SASU : qu'est-ce qui rapporte le plus en net ?
Sur le seul critère du net perçu, les dividendes gagnent souvent : l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà) puis la flat tax de 31,4 % prélèvent moins que les 80 % de charges sociales du salaire de président, surtout à TMI élevée. Mais les dividendes n'ouvrent aucun droit : pas de retraite, pas d'indemnités maladie. Un mix salaire + dividendes reste l'arbitrage le plus courant.
Pourquoi la flat tax est-elle à 31,4 % et plus à 30 % ?
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 %, et la flat tax totale de 30 % à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux) pour les dividendes perçus depuis le 1er janvier 2026.
Les dividendes de SASU paient-ils des cotisations sociales ?
Non. En SASU, les dividendes supportent uniquement la fiscalité (flat tax de 31,4 % ou barème sur option), jamais de cotisations sociales, quel que soit leur montant. C'est une différence majeure avec la SARL, où la part de dividendes du gérant majoritaire qui dépasse 10 % du capital social est soumise aux cotisations TNS, soit environ 45 %.
Combien coûte un salaire de président de SASU ?
Le président de SASU est assimilé salarié : les charges patronales et salariales représentent environ 80 % du salaire net. Pour verser 1 000 € net, la société décaisse environ 1 800 €. En contrepartie, ce salaire ouvre les mêmes droits qu'un salarié (retraite, maladie, maternité), à l'exception de l'assurance chômage.
Ce simulateur remplace-t-il un conseil personnalisé ?
Non. Le simulateur donne un ordre de grandeur avec des hypothèses simplifiées : TMI constante, charges à 80 % du net, pas d'ACRE ni de PFL spécifique. Votre situation réelle (foyer fiscal, autres revenus, protection sociale souhaitée, trésorerie de la société) peut changer le classement. Faites valider l'arbitrage par un expert-comptable.