CIR (Crédit d'Impôt Recherche)
Le crédit d'impôt recherche (CIR) est un dispositif fiscal qui permet à une entreprise de déduire de son impôt une partie de ses dépenses de recherche et développement. Il correspond à 30% des dépenses éligibles jusqu'à 100 millions d'euros par an (taux à vérifier pour l'année en cours). Si le crédit dépasse l'impôt dû, l'excédent est remboursé, immédiatement pour les PME.
Sommaire
Définition détaillée
Le crédit d'impôt recherche (CIR) est une aide fiscale destinée aux entreprises qui engagent des travaux de recherche et développement (R&D). Il vient en déduction de l'impôt sur les bénéfices : une partie des dépenses de R&D est reversée à l'entreprise sous forme de crédit d'impôt, quel que soit son secteur d'activité.
Le taux de droit commun est de 30% des dépenses éligibles jusqu'à 100 millions d'euros de dépenses par an, puis d'un taux réduit au-delà de ce seuil. Ces taux relèvent de la loi de finances et peuvent changer d'une année à l'autre : vérifiez toujours le barème applicable à l'exercice concerné avant de chiffrer votre crédit.
Le CIR est ouvert à toutes les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu selon un régime réel, dès lors qu'elles réalisent des opérations de recherche fondamentale, de recherche appliquée ou de développement expérimental.
Les dépenses éligibles
L'assiette du CIR regroupe les coûts directement rattachés aux travaux de recherche. Les principaux postes sont :
- Les dépenses de personnel : rémunérations et cotisations des chercheurs et techniciens affectés à la R&D. C'est en général le poste le plus lourd.
- Les amortissements : la dotation aux amortissements des matériels et équipements utilisés pour la recherche (paillasses, serveurs de calcul, instruments de mesure).
- La sous-traitance agréée : les travaux confiés à des organismes de recherche ou à des prestataires titulaires d'un agrément, retenus dans certaines limites.
- Les frais de propriété industrielle : dépôt et défense des brevets, veille technologique.
À ces postes s'ajoute un forfait de dépenses de fonctionnement, calculé sur les salaires et les amortissements. Les modalités et les plafonds de chaque poste sont à vérifier pour l'année, car ils évoluent régulièrement.
Exemple chiffré
Prenons une PME qui développe un nouveau procédé industriel sur un exercice, avec un taux de 30% :
| Salaires des chercheurs et techniciens | 150 000 € |
| Amortissements du matériel de R&D | 20 000 € |
| Sous-traitance agréée | 30 000 € |
| Total des dépenses éligibles | 200 000 € |
| Taux du CIR appliqué | 30 % |
| Crédit d'impôt recherche | 60 000 € |
L'entreprise obtient un crédit de 60 000 €. Il vient d'abord réduire son impôt sur les sociétés. Si son impôt est inférieur à ce montant, l'excédent lui est remboursé selon les règles détaillées plus bas. Ce calcul est volontairement simplifié : le forfait de fonctionnement et les plafonds réels modifient l'assiette.
Différence avec le CII
Le CIR est souvent confondu avec le crédit d'impôt innovation (CII), qui répond à une logique différente. Le CIR finance la recherche proprement dite, c'est-à-dire la levée d'une incertitude scientifique ou technique. Le CII, lui, finance l'étape suivante : la conception de prototypes ou d'installations pilotes de produits nouveaux, plus proche du marché.
Le CII est réservé aux PME au sens européen, son assiette de dépenses est plafonnée et son taux diffère de celui du CIR. Une même entreprise peut cumuler les deux dispositifs si une partie de ses travaux relève de la recherche et une autre de l'innovation. Les taux, plafonds et conditions du CII sont à vérifier pour l'année en cours, comme pour le CIR.
Remboursement et sécurisation
Le crédit s'impute d'abord sur l'impôt dû au titre de l'exercice. Si un excédent reste, il sert à payer l'impôt des trois années suivantes, puis la fraction non utilisée est remboursée. Certaines entreprises n'attendent pas ce délai et obtiennent un remboursement immédiat de l'excédent : les PME au sens européen, les jeunes entreprises innovantes et les entreprises nouvelles, sous conditions.
Le CIR étant un point d'attention fréquent de l'administration, mieux vaut le sécuriser en amont. Le rescrit permet de décrire son projet avant de lancer les travaux et d'obtenir une position formelle sur l'éligibilité. Une réponse favorable, ou l'absence de réponse dans le délai prévu, engage l'administration. Un dossier technique et financier détaillé reste dans tous les cas la meilleure protection en cas de vérification.
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Comparer les experts-comptables en ligneQuestions fréquentes
Quelle est la différence entre le CIR et le CII ?
Le CIR (crédit d'impôt recherche) porte sur les dépenses de recherche et développement, c'est-à-dire la levée d'une incertitude scientifique ou technique. Le CII (crédit d'impôt innovation) porte sur la conception de prototypes ou d'installations pilotes de produits nouveaux, en aval de la R&D. Le CII est réservé aux PME et son assiette est plafonnée. Une même entreprise peut cumuler les deux si ses travaux relèvent des deux catégories. Les taux et plafonds sont à vérifier pour l'année en cours.
Quel est le taux du crédit d'impôt recherche ?
Le taux de droit commun est de 30% des dépenses éligibles jusqu'à 100 millions d'euros de dépenses par an, puis d'un taux réduit au-delà de ce seuil. Ces taux sont fixés par la loi de finances et peuvent évoluer d'une année à l'autre : vérifiez toujours le taux applicable à l'exercice concerné avant de calculer votre crédit.
Que se passe-t-il si le CIR dépasse l'impôt à payer ?
Le crédit s'impute d'abord sur l'impôt dû au titre de l'exercice. Si un excédent subsiste, il sert à payer l'impôt des trois années suivantes, et la fraction non utilisée au bout de ce délai est remboursée par le Trésor public. Certaines entreprises bénéficient d'un remboursement immédiat de l'excédent : les PME au sens européen, les jeunes entreprises innovantes et les entreprises nouvelles, notamment.
Comment sécuriser son CIR face à un contrôle ?
La voie la plus sûre est le rescrit : l'entreprise décrit son projet à l'administration avant de lancer les travaux et obtient une position formelle sur son éligibilité. Une réponse favorable, ou une absence de réponse dans le délai prévu, engage l'administration. En parallèle, un dossier technique et financier solide, qui justifie la nature de recherche des travaux et le détail des dépenses, reste indispensable en cas de contrôle.