IR (Impôt sur le Revenu)
Impôt annuel sur l'ensemble des revenus des personnes physiques (salaires, bénéfices, loyers, pensions), calculé par foyer fiscal selon un barème progressif de 0 à 45 %. Les entreprises individuelles et les sociétés de personnes (EURL à l'IR notamment) voient leurs bénéfices imposés directement entre les mains de l'exploitant ou des associés.
Sommaire
Définition détaillée
L'impôt sur le revenu (IR) frappe chaque année l'ensemble des revenus des personnes physiques : salaires et pensions, bénéfices des indépendants (BIC, BNC, bénéfices agricoles), revenus fonciers, revenus de capitaux mobiliers et plus-values. Il se calcule par foyer fiscal : les revenus du couple et des personnes à charge sont additionnés puis imposés ensemble.
Sa caractéristique principale est la progressivité : le taux augmente par tranches avec le revenu, de 0 à 45 %. Depuis 2019, il est payé au fil de l'eau via le prélèvement à la source, mais la déclaration annuelle de printemps reste le moment où l'impôt définitif se calcule et se régularise.
Le barème 2026
Le barème 2026 (revenus 2025), revalorisé de 0,9 % par la loi de finances pour 2026, s'applique par part de quotient familial :
| Jusqu'à 11 600 € | 0 % |
| De 11 600 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 579 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 577 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Chaque taux ne s'applique qu'à la fraction du revenu comprise dans sa tranche. Passer dans la tranche à 30 % ne signifie donc jamais payer 30 % sur tout son revenu : seule la part au-dessus de 29 579 € est concernée. Avant le barème, les salaires bénéficient de la déduction forfaitaire de 10 % ou des frais réels.
Exemple chiffré
Un célibataire (1 part) déclare 40 000 € de revenu net imposable en 2025 :
| Tranche à 0 % (jusqu'à 11 600 €) | 0 € |
| Tranche à 11 % (de 11 600 à 29 579 €, soit 17 979 €) | 1 978 € |
| Tranche à 30 % (de 29 579 à 40 000 €, soit 10 421 €) | 3 126 € |
| Impôt dû (avant réductions et crédits) | 5 104 € |
Son taux marginal d'imposition (TMI) est de 30 %, mais son taux moyen ressort à 12,8 % (5 104 / 40 000). C'est le TMI qui compte pour arbitrer une décision : un versement sur un PER ou 1 000 € de charges déductibles supplémentaires lui économisent 300 € d'impôt.
Quotient familial et TMI
Le quotient familial divise le revenu imposable du foyer par un nombre de parts (1 pour un célibataire, 2 pour un couple, une demi-part par enfant pour les deux premiers, une part entière à partir du troisième). Le barème s'applique au revenu par part, puis l'impôt est remultiplié : à revenu égal, une famille paie moins qu'un célibataire. L'avantage procuré par les enfants est toutefois plafonné.
Le TMI (taux marginal d'imposition) est la tranche la plus haute atteinte. C'est la donnée fiscale la plus utile pour un dirigeant : elle détermine l'intérêt d'une rémunération supplémentaire, d'un arbitrage dividendes contre salaire, ou du choix entre flat tax et barème pour les revenus du capital.
L'IR et les entreprises
Certaines structures ne paient pas d'impôt elles-mêmes : leur bénéfice est imposé directement à l'IR entre les mains de l'exploitant ou des associés. C'est le cas de :
- L'entreprise individuelle et la micro-entreprise : bénéfice imposé en BIC ou BNC ; en micro, après un abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité (voir les plafonds de la micro-entreprise).
- L'EURL à l'IR et les sociétés de personnes : chaque associé déclare sa quote-part de résultat.
- La SCI à l'IR : les loyers remontent en revenus fonciers chez les associés.
- Sur option temporaire : SARL, SAS et SASU de moins de 5 ans peuvent opter pour l'IR pendant 5 exercices maximum, utile pour imputer les déficits de démarrage sur les autres revenus du foyer.
Différence avec l'impôt sur les sociétés
À l'IS, la société paie son propre impôt (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME, 25 % au-delà) et le dirigeant n'est imposé que sur ce qu'il perçoit réellement (rémunération, dividendes). À l'IR, tout le bénéfice est imposé chez le dirigeant l'année où il est réalisé, qu'il le prélève ou non.
Règle pratique : l'IR est souvent avantageux quand le foyer est faiblement imposé ou en phase de déficits ; l'IS reprend l'avantage dès que le TMI dépasse durablement le taux de l'IS et que l'entreprise réinvestit ses bénéfices. L'arbitrage mérite un vrai calcul, souvent avec un expert-comptable.
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Quel est le barème de l'impôt sur le revenu en 2026 ?
Le barème 2026, applicable aux revenus 2025 et revalorisé de 0,9 % par la loi de finances pour 2026, compte cinq tranches par part de quotient familial : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % de 11 600 à 29 579 €, 30 % de 29 579 à 84 577 €, 41 % de 84 577 à 181 917 €, et 45 % au-delà. Chaque taux ne s'applique qu'à la fraction de revenu comprise dans sa tranche, pas à la totalité.
Quelle différence entre taux marginal et taux moyen d'imposition ?
Le taux marginal (TMI) est le taux de la tranche la plus haute atteinte par vos revenus : c'est le taux qui frappera chaque euro supplémentaire gagné. Le taux moyen est l'impôt total rapporté au revenu total, toujours inférieur au TMI grâce aux tranches basses. Un célibataire à 40 000 € imposables a un TMI de 30 % mais un taux moyen d'environ 12,8 %. Les décisions (frais réels, versement PER, arbitrage dividendes) se raisonnent au TMI.
Comment une entreprise peut-elle être imposée à l'IR ?
Quand la structure est dite transparente fiscalement : entreprise individuelle et micro-entreprise, EURL à l'IR, sociétés de personnes, SCI à l'IR, et sur option temporaire (5 exercices maximum) SARL, SAS ou SASU de moins de 5 ans. Le bénéfice n'est pas imposé au niveau de l'entreprise : il remonte dans la déclaration du dirigeant ou des associés, en BIC ou BNC, et subit le barème progressif plus les cotisations sociales.
Le prélèvement à la source a-t-il remplacé la déclaration ?
Non. Le prélèvement à la source, en vigueur depuis 2019, est seulement un mode de paiement : l'impôt est retenu chaque mois sur les salaires et pensions, ou prélevé par acomptes pour les indépendants. La déclaration annuelle au printemps reste obligatoire : elle recalcule l'impôt définitif, régularise le trop ou le trop-peu prélevé, et met à jour le taux appliqué l'année suivante.